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Inquiétude des joueurs français de poker sur la nouvelle loi. Faut-il s’inquiéter ?
Posted by: Pierre Bruel - sam., 2010-04-10 19:06
Dans ce qui semble être une nouvelle preuve de l’hypocrisie de l’UMP, le Parlement français a voté ce 6 avril le projet de loi ouvrant à la concurrence les jeux de paris en ligne.
Hypocrisie ? Plus que jamais oui, lorsque l’on sait que la majorité des leaders du secteur appartiennent en partie « aux amis du Fouquet’s », comme semble le dénoncer le PS. Parmi les actionnaires de Bwin, BetClic, Eurosport Bet et compagnie on retrouve Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Le Lay, Vincent Bolloré ou encore Stéphane Courbit. Autant de proches de Nicolas Sarkozy. Et comme par hasard, ce sont ces compagnies, en plus des opérateurs historiques de l’Etat (Française des Jeux et PMU) qui vont recevoir le quasi-monopole des jeux de hasards en France qui comprennent le poker.
Mais faut-il s’inquiéter de cette loi en tant que joueur ? Il y a du pour et du contre. Le positif est à aller chercher en Italie, ou le même type de loi est entré en vigueur depuis quelques temps. Force est de constater que les opérateurs « Made In Italia », uniquement accessibles aux joueurs locaux, sont d’un niveau plus que lamentable. Trop de « fish » tuent le « fish » me direz-vous ?
De plus, la loi présente un double avantage : une véritable protection juridique pour les joueurs français, et par conséquent un attrait accru pour de futurs joueurs. Ce sont les pratiquants actuels qui sont nettement plus circonspects. Le fait de devoir jouer uniquement entre joueurs français pose problème : baisse du nombre de joueurs, gains moindres, attente accrue entre les parties, etc. Chose d’ailleurs très étonnante dans une Europe ou la libre concurrence n’est pas un vain mot.
Ensuite, les « rooms » sur lesquelles les joueurs français jouent actuellement risquent de ne pas faire partie des opérateurs licenciés en France. Etre obligé de jouer sur de nouveaux logiciels contrôlés par l’état (et ses amis…) est mal vu par les joueurs. Autre point négatif, l’Etat entend prélever 2% sur les mises, en plus des 3% environ déjà prélevés par l’opérateur.
Plus de points noirs que blancs ? Dur à dire et il faut voir comment la situation va évoluer.
L’Italie est un bon point de départ pour trouver une réponse. Egalement,
PokerStars, le plus grand opérateur mondial, à déjà signifié qu’il souhaitait avoir une licence en France. La puissance de cette entreprise devrait être suffisante face à la cupidité de Nicolas Sarkozy et ses « joyeux compagnons ». C’est déjà ça, nous aurons au moins droit à un bon logiciel.
En guise de conclusion, de toute façon, loi ou pas loi, le mode d’emploi pour contourner celle-ci (Proxy, vous avez dit proxy ?) circule déjà sur internet. Quel bonheur de finir sur une note positive !